Après le succès de son premier restaurant Les Petits Princes à Suresnes, Arnaud Duhem remet le couvert avec son chef Remy Dantez et l’agence Be Dandy à la conception graphique et architecturale de sa nouvelle adresse Les Petits Parisiens, dans le 14e arrondissement à Paris.

Quand deux univers de plaisir et de ripaille chic se rencontrent

Lorsqu’Arnaud Duhem décide de s’installer en lieu et place de l’ancienne Régalade, c’est tout un pan de l’histoire de la bistronomie dont il hérite. Son chef Remy Dantez a d’ailleurs fait ses armes dans ce restaurant mythique. Une question se pose alors : comment installer son propre univers tout en gardant une continuité avec celui de l’ancien bistrot ?

Faire du neuf avec du pas si vieux

L’architecture et l’identité des Petits Parisiens multiplient les clins d’oeil. Pour Pierre Berget, directeur de création de Be Dandy, il était impératif de twister l’imaginaire bistrot attaché au lieu pour le reconnecter au style des Petits Parisiens, Arnaud et Remy, dont les Petits Princes est le manifeste.

L’identité visuelle réinterprète l’univers graphique, typiquement parisien des années 30/50, âge d’or du bistrot. La typographie Zurich choisie pour le logotype s’inspire des vieilles affiches et enseignes de la capitale. Plus fonctionnelle, la typo Sweet est utilisée pour les mentions informatives dont la formulation évoque le parler « titi » de l’époque. Conçu comme une signature, le monogramme LPP imprime la papeterie et donne une identité reconnaissable au lieu, concentrée dans un signe.

Fenêtre sur cuisine : un écrin dédié au plaisir de bien manger

Sobre et chaleureux, ces deux maitres-mots ont guidé l’agence dans la conception de l’architecture du restaurant. Transformant la petite taille du lieu en facteur de rareté et de proximité, Be Dandy a conçu l’espace comme un écrin. Un volume immersif dont l’aménagement crée une rupture entre l’espace du dehors et celui du dedans. Le soir, la façade noire se font dans l’obscurité et s’ouvre comme une fenêtre secrète sur le théâtre du restaurant. Les murs, peints en dégradé de terracotta, un dérivé de la couleur rouge si typique des bistrots, illuminent le lieu d’une aura moderniste tandis que les parties basses reposent. Assis, tout est priorité à ce qui se passe dans l’assiette. Le mobilier est chiné, sablé, décliné dans un camaïeu fauvette qui répond sagement au carrelage fleuri d’origine. Ces teintes claires contrebalancent l’effervescence des hauteurs rougeoyantes et du comptoir en zinc. Un subtil contraste, à l’image de la cuisine du restaurant, sobre et généreuse, raffinée mais sans chichi.

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